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Fonctionnement psychologique de femmes incarcérées ayant commis un crime violent

Trébuchon, Clémentine (2015). Fonctionnement psychologique de femmes incarcérées ayant commis un crime violent. Thèse. Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, 171 p.

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Résumé

L'objectif général de cette thèse est d'explorer le profil de personnalité ainsi que les caractéristiques intrapsychiques de femmes incarcérées selon le type de crime violent commis et le lien à la victime. Dans un premier temps, la thèse présente le cadre conceptuel et les connaissances actuelles sur la criminalité violente des femmes. Par la suite, deux articles scientifiques sont présentés. Le premier article intitulé « Profil de personnalité de femmes auteures de crimes violents selon le lien à la victime » s’intéresse à la relation entre les troubles de la personnalité, l' impulsivité et les symptômes dissociatifs chez des femmes incarcérées selon qu' elles ont commis un crime violent contre un membre de leur famille ou contre quelqu'un d' extérieur à leur famille. L’échantillon est composé de sept femmes provenant de l’Établissement de détention fédéral de Joliette et de 20 femmes détenues à l'Établissement de détention provincial de Montréal. Les participantes ont été rencontrées à plusieurs reprises afin de remplir des questionnaires et de répondre à des entretiens semi-structurés portant sur le profil de personnalité, l'impulsivité, les symptômes dissociati fs, ainsi que sur de nombreuses variables sociodémographiques, situationnelles et criminologiques. Les participantes ont ensuite été divisées en deux groupes : Intrafamilial (n = 16) et Extrafamilial (n = 11). Les analyses statistiques inférentielles montrent que les femmes du groupe Extrafamilial sont significativement plus nombreuses à présenter un trouble de la personnalité, notamment un trouble de la personnalité antisociale, à être impulsives, à avoir agressé une personne majeure et à avoir des antécédents judiciaires que les femmes du groupe v Intrafamilial. De plus, les femmes du groupe Extrafamilial présentent des scores significativement plus élevés dans les trois dimensions de l'impulsivité mesurées, à savoir, l’impulsivité attentionnelle, l’impulsivité motrice et la difficulté de planification. On ne retrouve cependant pas de différence significative entre les deux groupes en ce qui concerne les symptômes dissociatifs sévères ainsi que pour les autres variables sociodémographiques, situationnelles et criminologiques. Le second article intitulé « Fonctionnement intrapsychique de femmes incarcérées auteures de violence intrafamiliale» s'intéresse à des femmes ayant commis un crime violent contre un membre de leur famille. L’échantillon est composé de six femmes provenant de l'Établissement de détention fédéral de Joliette et de 11 femmes détenues à l'Établissement de détention provincial de Montréal. Les participantes ont été rencontrées à plusieurs reprises afin de remplir un questionnaire, de répondre à des entretiens semi-structurés et de passer le test projectif de Rorschach. Les participantes ont ensuite été divisées en deux groupes : Homicide- (n = 6) et Violence familiale (n = 11). Les analyses statistiques inférentielles montrent tout d'abord qu'il n'existe pas de différence significative entre les deux groupes en ce qui concerne la présence de troubles de la personnalité. Puis, les résultats indiquent, qu'au moment de la perpétration du délit, les femmes du groupe Homicide sont plus âgées et plus nombreuses à occuper un emploi que les femmes du groupe Violence familiale. Par ailleurs, les victimes étaient toutes majeures au moment des faits chez les femmes du groupe Homicide alors qu'il s'agissait majoritairement d'enfants mineurs chez les femmes du groupe Violence familiale. En outre, au niveau de leur fonctionnement intrapsychique, les résultats VI obtenus indiquent que les femmes du groupe Homicide présentent des difficultés au niveau des relations interpersonnelles, ont une image d’elles-mêmes négative et que, cognitivement, leur tendance à minimiser les intrusions mentales les amène parfois à répondre trop rapidement aux besoins qu'elles ressentent. Par ailleurs, les femmes du groupe Violence familiale présentent elles aussi des difficultés au plan des relations interpersonnelles et paraissent excessivement préoccupées par elles-mêmes, au point que cela puisse les amener à négliger le monde extérieur. Finalement, l'ensemble des femmes de l'échantillon présentent des difficultés au plan de l'introspection ainsi qu'une immaturité relationnelle qui occasionne de fréquentes difficultés dans l'interaction avec l'environnement. Elles rencontrent également des difficultés dans la gestion et l’expression de leurs affects. De plus, au plan cognitif, leur pensée est désorganisée et fréquemment marquée par des jugements erronés. Finalement, suite aux deux articles scientifiques, la dernière section de la thèse fait ressortir les points saillants de cette recherche à travers une discussion et une conclusion prévues à cet effet.

Type de document: Thèse (Thèse)
Informations complémentaires: par Clémentine Trébuchon. Cette thèse est rédigée sous la forme d'articles scientifiques. Comprend des références bibliographiques (feuillets 119-127). Thèses et écrits académiques.
Mots-clés libres: Crime Criminalite Detenue Dissociation Emprisonnement Famille Femme Homicide Incarceration Impulsivite Lien Prisonniere Parente Profil Psychologie Rorschach Trouble Victime Violence
Division: Psychologie
Date de dépôt: 29 juin 2016 12:44
Dernière modification: 29 juin 2016 14:57
URI: http://depot-e.uqtr.ca/id/eprint/7797

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